Témoignage de Khutso Matlou : gagnant du concours de la francophonie 2015 - catégorie 2ème année d'université

Arc de Triomphe

Témoignage de Khutso Matlou sur son séjour Culturelab "Formation aux arts visuels et numériques" du 2 au 11 août à Paris :

"Je n’arrive toujours pas à croire que j’ai passé dix jours -10 jours gratuits- à Paris, grâce à ma participation -et victoire- au concours de la Francophonie 2015.

Pendant la semaine, nous avions des cours de français, et nous visitions des musées et des expositions d’art, comme le Palais de la Découverte, la Gaîté lyrique et la Philharmonie de Paris. Je suis tellement reconnaissant envers l’Institut Français pour m’avoir donné l’occasion de me découvrir en tant qu’artiste et penseur.


J’ai aussi fait toutes les activités touristiques de Paris: la chanson d’ABBA, Our Last Summer, jouait dans ma tête alors que je marchais dans l’avenue des Champs-Élysées, et arrivant à l’Arc de Triomphe, j’ai poussé un cri de surprise, de joie, de stupéfaction et de gratitude ; un cri de…je  ne sais quoi. Je suis monté sur ce monument, et voyant la ville entière- sa vitesse et sa tranquillité, son antiquité et sa modernité, l’Arc de Triomphe est devenu mon propre symbole de triomphe contre les obstacles de la vie.


La Tour Eiffel aussi m’a entendu pousser un cri enthousiaste. La vue de l’après midi, du deuxième étage de la tour, m’a coupé le souffle. Mais s’assoir dans l’herbe au pied de la Tour Eiffel la nuit, avec des fruits frais et une bouteille de Sauvignon Blanc est aussi une chose à ressentir. La Tour est illuminée la nuit; après onze heures, elle étincèle comme un arbre de Noël. Et mon âme étincelait avec elle dans l’air doux de Paris.


En tant qu’étudiant de français, pouvoir voir les tombes de Victor Hugo et de Voltaire dans le Panthéon était un privilège angoissant. Notre-Dame est grandiose, à l’intérieur comme à l’extérieur, mais ce n’est que de nuit, quand les (autres) touristes sont partis, que nous sommes assis dans la lumière parisienne, que quelqu’un joue de la guitare et qu’une grande femme à la peau d’olive joue avec sa fille sous un réverbère, que l’on peut vraiment apprécier Notre Dame.


En fait, Paris vit la nuit. Quand je me souviens du soir où j’étais assis au bord de la Seine avec mes amis vénézuéliens, belges, turcs, algériens, mexicains et autres, je commence à pleurer. Parce-que le rêve est terminé. Cependant, je rêverai pour toujours de mon expérience sur la Seine dans le Bateau  Mouche, voguant à travers la ville, apercevant des couples le long du rivage, les groupes dansant sur de la musique latine… Et la voix dans le bateau nous expliquant la magie de ce qui nous entourait, nous aidant à voyager dans le Paris des rois et des guerres, des princesses et des servants… le Paris qui est, pour toujours, celui de l’amour."